• Enregistrer en favori cet article
  • Envoyer cet article à un ami par e-mail
  • S'abonner au flux RSS d'actualité de Antibes
  • Partager cet article sur Wikio
  • Partager cet article avec mes amis sur Facebook
  • Partager cet article sur Scoopeo
  • Partager cet article sur del.icio.us
  • Ajouter aux favoris Google
  • Imprimer cet article
Nice-Matin
Actualité Sports
dimanche 05 octobre 2008

Cannes : « Il y a eu une cassure »

   :   :

Richard Bettoni n'est ni aveugle, ni sourd. Ce qu'a vu le bras droit du président Scotto avant-hier contre Sannois ne lui a pas plu. Cela n'a plu à personne. Quant à ce qu'il a entendu... Les « Bettoni démission », il les comprend, et comme il le dit plus loin, il ne fuit pas ses responsabilités.

Battus par la lanterne rouge vendredi (1-2), les Cannois ont déçu. Michel Scotto a dit aux joueurs sa façon de penser. : « ça reste entre eux et moi. Je ne suis pas un technicien, mais j'ai vu le match. C'est au staff de trouver les solutions, j'ai confiance en lui. Il reste 28 matches...» 28 matches, bla bla bla. Arrêtons avec ça. Arrêtons de se pavaner en disant « On n'est qu'à 6 ou 8 points du 3e ». C'est de la foutaise ! Le constat est simple : Cannes a disputé dix matches, soit plus d'un quart du championnat, et n'avance plus (3 points en 6 matches). Constat d'échec. Le point avec Bettoni...

Richard Bettoni, encore une faillite contre Sannois, comment l'expliquer ?

Après notre victoire contre Paris FC (4e journée, NDLR), il y a eu une cassure. Depuis Sète, on a basculé de l'autre côté, tout s'est enclenché, et voilà. On manque de personnalité, on doit améliorer l'animation offensive. Le problème est collectif. Au milieu, il n'y a pas assez de mouvement, on ne met pas de rythme. A Créteil (1-1), j'avais donné les éléments pour gagner et on prend un but à la fin qui nous fait mal, comme à Gueugnon, car on n'est pas assez fort dans la tête. Il n'y a pas de hasard.

Dans la gazette du club, Baron avait parlé de conviction à propos des entames de match...

Et c'est Sannois qui presse d'entrée pendant 1 minute 22, puis qui marque ! On ne gagne pas les duels, on ne joue pas simple. Le groupe agit rarement, et réagit par moments. Quand ça va mal, il manque un leader.

N'avez-vous pas sous-estimé votre mission ?

Déjà, il y a le contexte cannois, particulier. Je le mesure mieux maintenant. Parlons du recrutement : je l'assume. Individuellement, il est solide, mais on ne maîtrise pas tout, le mental, la personnalité. Je pensais qu'on arriverait à quelque chose de sérieux plus vite.

Est-ce un constat d'échec ?

Aujourd'hui, on doute, on n'est pas performant dans le jeu, dans l'animation, dans l'efficacité. On doute. Je suis responsable de cela. Je ne me dis pas que je me suis trompé ; simplement, que ce n'est pas suffisant.

Pourquoi autant de changements ? Marsiglia et Haderbache, bons à Créteil, étaient sur le banc...

Marsiglia a fait 70 bonnes minutes à Créteil mais dans les oppositions, cette semaine, il n'y était pas. Quant à Haderbache, il avait des crampes. On n'a pas fait tant de changements...

M'Bodji et Ouejdide auraient dû être les leaders en attaque, et figuraient sur le banc : un autre échec ?

Qui met des buts depuis le début de saison ? Baldé, Bauthéac, et maintenant Tshibumbu. A l'entraînement aussi. Nous, on aligne des mecs qui mettent des buts.

Avec Carteron, l'entraîneur, êtes-vous sur la même longueur d'ondes ? Qui dirige ? Est-ce comme le tandem Papin-Leclerc de Lens, l'an passé ?

Leclerc faisait l'équipe. Ici, c'est Patrice. Je ne fais jamais rien sans lui en parler. On est solidaires, tous les jours, on échange. Il faut arrêter de se focaliser là-dessus.

On a des doutes sur cette équipe. Et vous ?

Mon rôle est d'être positif. Bien sûr qu'on y croit. Il va y avoir d'autres remises en question. Des recrues ? On y réfléchit. Il faut être plus performant. On ne va pas lâcher.A. BOYER

Nice-Matin
Les autres titres
Newsletter Actualité
Abonnez-vous gratuitement
maville.com Tous les flux RSS d'actualités